À Sainte-Bazeille, le niveau ne baisse toujours pas. Les routes ont disparu, les champs sont engloutis, les maisons semblent flotter.
Ces images défilent à la télévision depuis des semaines. Ici, les pieds dans l’eau, elles prennent soudain une toute autre dimension et nous rattrapent de plein fouet.
La durée de la crue, sa répétition, l’usure qu’elle imprime sur les visages racontent une autre histoire : celle d’un épuisement lent,
profond.
Février 2026 Voir l’eau s’installer !
Quand le fleuve dépasse ses limites
À La Réole, la Garonne a atteint 9,88 mètres. Les digues ont parfois tenu, parfois non. Dans le Réolais, le Libournais ou autour de Marmande, l’eau a débordé, sans bruit, sans colère — juste avec une force implacable.
Les pluies continues, les marées et la fonte des neiges pyrénéennes font craindre le pire.
Ce que nos images ne peuvent pas taire
Ce que nous avons le plus ressenti, ce n’est pas seulement la dévastation.
Ce sont ces gestes simples : des bénévoles avançant en barque pour ravitailler les habitants restés sur place, des animaux mis à l’abri, des regards fatigués mais incroyablement dignes.
La solidarité derrière la catastrophe.
En tant que photographes, nous avons essayé de capter plus que des
paysages inondés.
Nous avons voulu montrer l’humain derrière l’eau. La solidarité derrière la catastrophe. La force silencieuse de celles et ceux qui vivent ici et qui, malgré tout, tiennent debout.
Témoigner, simplement
Cet article, ces images, ne prétendent pas tout dire.
Ils sont juste notre façon de témoigner, avec sincérité, de ce que nous avons vu et ressenti. Parce que derrière chaque crue, il y a bien plus que des chiffres et
des hauteurs d’eau : il y a des vies, des choix, et une profonde humanité.
La Garonne et ses débordements inondations en février 2026
L'évènement qui a marqué l'été 2022